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Sexualité

Les causes et les conséquences du blocage sexuel féminin pendant les rapports

Si nous vivons dans une société de consommation et de communication qui se veut de plus en plus décomplexée, il n’est pas aisé de disserter à gorge déployée de nos différents blocages sexuels. Surtout le blocages sexuel féminin qui peut avoir plusieurs raisons. 

 

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Patriarcat oblige, il a même été longtemps suggéré aux femmes (et c’est parfois toujours le cas) de serrer les dents et d’accepter la pénétration s’il y avait des douleurs ressenties pendant l’acte sexuel. Car c’est bien connu, la douleur, c’est que dans la tête (non) ! Mais quelle est la source du blocage sexuel féminin ?

Vous dites blocage sexuel féminin ?

Aussi, il est possible de ressentir ce genre de maux simplement parce que la pénétration a été jugée trop rapide par le corps. Les préliminaires sont primordiaux avant un rapport sexuel et ce n’est pas forcément évident pour tout le monde. Le corps d’une femme met davantage de temps à se préparer à l’accouplement que celui d’un homme et cela peut engendrer une obstruction au moment de l’acte et de vives douleurs si tout n’est pas bien lubrifié. Eh oui messieurs, l’amour, ce n’est pas à base de pénétration surprise en tenue de soubrette et cela ne se termine pas seulement par la satisfaction de l’homme et d’une éjaculation faciale après cinq minutes de fellation. Mais c’est un autre (vaste) sujet.

Néanmoins, il n’est pas question de minimiser les problèmes s’il y en a lors d’une relation sexuelle. Il sera question dans cet article des différentes causes du blocage sexuel féminin et comment y remédier. La douleur ne doit pas être acceptable et cela doit résulter par un arrêt du rapport sous peine d’empirer les choses de manière définitive.

 

L’anorgasmie et le blocage du patriarcat

Commençons par le centre des plaisirs pendant l’amour, à savoir, l’orgasme ! Car s’il est de notoriété commune que les femmes jouissent moins que les hommes, les derniers sondages Ifop (2019) précisent tout de même que le mal est partagé mais c’est toujours en défaveur des femmes en France.  

En effet, 78% des femmes admettent avoir déjà eu des difficultés à atteindre l’orgasme contre 57% chez les hommes. Plus inquiétant encore, 26% indiquent ne pas avoir joui lors du dernier rapport contre 14%. Mais pourquoi ce blocage sexuel féminin ?

 

 

Si cet avertissement ne suffit pas et que l’incapacité à jouir se poursuit pendant six mois, on parle alors d’anorgasmie qui est classée dans la catégorie des troubles psychosexuels. De plus, l’anorgasmie ou dysorgasmie peut être situationnelle, généralisée, se déclencher après un trouble ou être présente depuis toujours. À l’heure actuelle, ce trouble du refus de l’orgasme est encore mal connu par la science et beaucoup de pistes sont explorées qu’elles soient chimiques, psychologiques ou physiologiques. Ce que l’on sait en revanche, c’est que la masturbation dirigée serait efficace dans 90% des cas d’anorgasmie féminine. Apprendre à connaître et découvrir ou redécouvrir les plaisirs solitaires est donc un bon moyen de s’en procurer énormément sous peine de voir un ralentissement inévitable et logique des rapports sexuels.

L’anorgasmie est très frustrante puisqu’au contraire de l’anhédonie, le désir est conservé et les femmes tout comme les hommes peuvent éprouver beaucoup d’excitation sans atteindre l’orgasme tant attendu.

 

Les douleurs chroniques de la dyspareunie

Là aussi, à cause d’un certain tabou de la société mais aussi des définitions retenues et de leurs auteurs, il est assez difficile de juger de la proportion des femmes face à cette inhibition du plaisir. En effet, 4 à 28% des femmes seraient sujettes à la dyspareunie, une douleur chronique de nature et d’intensité variable lors des rapports sexuels.

 

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Cependant, on connaît un peu mieux les causes de ce blocage qui peuvent être des symptômes de maladies bénignes (candidose) ou infectieuses (chlamydia, gonorrhée).

Si les douleurs persistent, il est important de consulter rapidement. Cela permettra de déterminer les causes de ce frein physiologique au moment de la pénétration. Les dyspareunies peuvent être un signe d’endométriose, mais se manifestent également à la ménopause ou après un accouchement. En effet, une enquête au CHU d’Angers a déterminé que 57% des femmes ont ressenti des douleurs au moment de la reprise de l’acte sexuel après un accouchement ! Il n’y a donc pas lieu de paniquer si ces symptômes apparaissent. Le bien-être mental est primordial et rajouter une dépression par-dessus le marché n’est pas exactement adapté à la situation.

 

Blocage total : le vaginisme

Le vaginisme est le cas extrême de la dyspareunie. La pénétration est rendue impossible par une contraction spasmodique et involontaire du périnée. Le vagin ne laisse alors rien passer, ni pénis, ni doigt ou tampon. Pourtant, les organes génitaux réagissent normalement à l’excitation et l’orgasme peut être atteint grâce au clitoris.

Débloquer les muscles devient alors primordial. Sans cela, l’examen gynécologique est également impossible. Il ne faut surtout pas hésiter à aller consulter. D’autant plus que des stratégies d’évitement peuvent survenir lorsqu’à de rares occasions, la pénétration redevient possible pendant une courte durée.

 

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Plus rare (5 à 10%) que la dyspareunie, la source du vaginisme est psychologique mais peut découler d’une source physiologique. Il peut également être primaire (intervient dès les premières tentatives de relations sexuelles) ou secondaire. Dans le cas d’un vaginisme secondaire, la cause est souvent un traumatisme lors d’un abus, d’un viol ou d’une agression sexuelle. Dans la liste, on peut également retrouver :

  • la phobie de tomber enceinte,
  • la suite d’un accouchement,
  • des troubles de l’identité sexuelle,
  • une insuffisance de lubrification,
  • ou un hymen non élastique.

La perte de contrôle de sa sexualité et les douleurs qui en découlent peuvent faire barrage au bonheur d’un couple. Et le faire rentrer dans un cercle vicieux où l’acte sexuel peut devenir une terrible appréhension. L’anticipation de la douleur et le sentiment de culpabilité ne feront que renforcer cette terrible paralysie.

 

Blocage sexuel féminin ? Dites « à l’aide »

Se faire aider par un ou plusieurs spécialistes peut permettre le retour à la normale. Qu’ils soient gynécologues, psychiatres ou sexologues. Une rééducation avec des dilatateurs vaginaux (aussi appelés « bougies ») peut s’avérer utile dans tous les cas. Ajoutés à des exercices de dilatations régulières et progressives.

Il n’existe pas de technique 100% efficace ni de remèdes miracle aux blocages sexuels pour les femmes. Ajoutée à la peur d’être jugée, cette sensation d’insécurité ou la peur du rejet du ou de la partenaire peuvent accentuer un certain repli sur soi-même.

 

Les mentalités et les mœurs changent. Même si c’est facile à dire, il faut essayer d’en parler librement. Ceci afin d’explorer à deux les possibilités pour résoudre ces problèmes de blocage sexuel féminin. Puis prendre contact avec un spécialiste afin de préserver sa santé.

 

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